Afrique – Image dans le miroir

Afrique, que vois-tu quand tu te regardes dans le miroir ? Ton propre reflet ou une image qui n’arrive pas à te représenter de manière fidèle et à montrer qui tu es réellement ?

Pour la plupart des étrangers, l’Afrique évoque des scènes de malheur, de misère, de sous-développement, de tragédie, et de souffrances humaines sans pareil. Un continent déchiré par des guerres insensées et sans fin, des paysages assoiffés sous un soleil torride, des populations fuyant la pauvreté et la persécution, des victimes sans moyens et sans noms qui attendent d’être sauvées, un endroit où corruption, chaos et paresse règnent en maître, sont des images de l’Afrique qui se trouvent profondément ancrées dans la conscience du monde.

Malgré sa taille colossale et sa diversité impressionnante, l’Afrique est d’habitude par amalgame un pays, peinte avec le même pinceau, peu importe où l’on se situe sur le continent. Cette représentation biaisée a tendance à trop simplifier et à négliger la complexité des réalités du continent et de la vie de ses populations, les réduisant à une série de clichés qui ont fait le tour du monde.

De temps à autre, des images dépeignant l’incroyable beauté naturelle et la vitalité de l’Afrique illumine cette peinture morose, telles des stries de couleurs vives qui rehaussent une toile plutôt sombre. Toutefois, les images du continent sont présentées de manière tout à fait arbitraire, comme les pièces d’un puzzle que l’on a jamais assemblé, rendant ainsi difficile pour quiconque que ce soit d’imaginer que ces images contradictoires puissent désigner un seul et même endroit.

Pourtant, on oublie facilement que la faute revient en grande partie à l’Occident pour avoir conçu et diffusé cette image peu flatteuse de l’Afrique afin de justifier ses actions et défendre ses intérêts dans la région. Malheureusement, le monde s’est accoutumé à voir l’Afrique sous le regard de l’Occident, qui décrit souvent le continent en des termes négatifs.

C’est ce portrait essentiellement négatif qui est devenu l’image de marque de l’Afrique. C’est cette image qui a façonné les opinions et les attitudes du monde entier – y compris celles de la Chine, le nouvel allié du continent – envers l’Afrique.

Curieusement, cette image, loin d’être immuable, s’est métamorphosée au cours de ces dernières années. Le portrait bafoué s’est vu offert une renaissance pour montrer une Afrique sous un angle meilleur. Une image complètement différente est apparue, celle d’une Afrique émergeante. C’est comme si le continent oublié s’est finalement décidé de sortir de sa torpeur.

Le visage remodelé de l’Afrique est rendu encore plus attrayant à coups de récits positifs. L’Afrique est devenue cette nouvelle ‘terre d’opportunités’ recelant un vaste potentiel inexploité qui n’attend que d’être mis en valeur.  Elle constitue la ‘dernière frontière’ qui promet d’énormes gains économiques and offre des rendements sur investissement les plus élevés au monde (What’s driving Africa’s growth?).

Certains ont salué le changement de l’image de marque ou le ‘rebranding’ de l’Afrique par l’Occident tel un message de bon augure. Quoiqu’il en soit, on devrait s’interroger sur le véritable motif à l’origine de ce changement soudain. Le nouveau portrait de l’Occident qui tente de redorer l’image de l’Afrique est certainement suscité dans une large mesure par les avancées rapides de la Chine sur le continent africain, qui représentent une menace réelle pour les intérêts occidentaux dans la région (Week 7: The Race to Win Africa).

De son côté, la Chine considère l’Afrique comme un partenaire stratégique, offrant des avantages et des opportunités vitaux en temps opportun, et un tremplin pour son entrée  spectaculaire dans le monde. La représentation positive de l’Afrique par la Chine est de ce fait le résultat de la stratégie de charme que la Chine a déployée sur le continent.

Pourtant, aucune de ces images, qu’elle soit négative ou positive, n’offre un reflet véridique et complet de l’Afrique. Chaque image raconte un ‘seul récit’ pour emprunter l’expression de la brillante écrivaine nigériane Chimamanda Adichie (The Danger of a Single Story). L’image négative raconte le récit d’un continent ‘sans espoir’ tandis que l’image positive relate le récit de l’Afrique ‘émergeante’ qui se dévoile.

Cette vision en ‘noir ou blanc’ de l’Afrique, observée à travers un prisme étroit et déformé, vide l’Afrique de sa substance et lui ôte toute sa dignité. L’Afrique vaut forcément plus qu’une simple somme de ces deux  images. Mais ce qui est encore plus grave, c’est que l’image tout comme le récit est l’œuvre des étrangers et non des Africains eux-mêmes.

Où est l’image propre de l’Afrique dans tout cela ?

L’argument que j’avance ici concerne non pas le regard que le monde porte sur l’Afrique mais plutôt la façon dont l’Afrique se voit elle-même.

C’est une question qui interpelle chacun et chacune d’entre nous, Africains et Africaines, peu importe notre niveau d’éducation ou la place que nous occupons dans nos sociétés, une question qui nous rend inconfortables et nous force à apporter des réponses.

Au cours de mes échanges avec des concitoyens Africains, je me suis rendue compte qu’un bon nombre d’entre nous s’accordons sur l’image négative de l’Afrique. Il y a ceux qui, en exprimant leurs frustrations, vont jusqu’à prétendre que l’Afrique et les Africains sont effectivement maudits pour mériter la situation déplorable qui sévit dans notre continent et nos pays respectifs. Une déclaration tout autant puissante qu’effrayante qui atteste à tel point nous avons admis et cru en cette image négative !

Si l’on jette un coup d’œil dans le miroir, on s’apercevra à notre grande surprise que l’image qui nous regarde en face est la même que celle que les étrangers ont façonnée pour nous.  Notre portrait est sujet à des modifications selon l’humeur et les goûts de ses auteurs, sans aucune intervention de notre part. Et chose tout à fait étonnante, nous avons accepté, normalisé et intériorisé cette image, le récit qu’elle relate, et le processus par lequel elle a été créée tant elle s’est fixée dans nos esprits et nos habitudes au point de se confondre avec notre propre personne.

Le problème est que l’image négative que l’on a de soi a tendance à s’immiscer à tous les niveaux de notre personne et de nos vies en tant qu’individus, citoyens, et dirigeants. Cette image forme nos perspectives et nos attitudes envers nous-mêmes, ceux autour de nous, nos nations et notre continent, et le reste du monde.

Les effets sont évidemment néfastes.

Sur le plan personnel, nous sommes en contradiction avec nous-mêmes, séparés de nous-mêmes pour devenir ‘l’autre’, au point de nier notre propre personne, de douter de notre valeur, de dénigrer et de rejeter tout ce qui nous représente. Notre mauvaise image de soi a détruit notre estime de soi, notre confiance en soi et notre respect pour soi.

Cette image de soi auto-dérisoire se reproduit sur une plus grande échelle, lorsque nous projetons notre image sur nos communautés et nos sociétés au sens large. Sur le plan pratique, elle se manifeste dans la manière dont nous gérons nos vies, nos familles, nos affaires, nos pays et notre continent.

Nous n’hésitons pas à adopter tout ce qui est étranger, tout ce qui n’est pas ‘nous’, au point de nous perdre nous-mêmes. On veut à tout prix se conformer et satisfaire les attentes des étrangers. Pour éviter de gâcher la vision qu’ils ont de nous, nous préférons nous regarder à travers leurs yeux et rester fideles à leur représentation.

Nous nous définissons selon leurs critères établis, en quête permanente de leur approbation. Nous nous conformons à leurs valeurs et modes de vies, aliénant nos propres systèmes. Nous respectons les héros, les modèles, les beautés qu’ils ont sélectionnés pour nous, alors que nous ne reconnaissons ni ne célébrons les nôtres.

Nous choisissons la victimisation et la dépendance préférant l’aide, l’argent, et le savoir des étrangers pour nous tirer de mauvaises impasses, au lieu de prendre en charge nos propres problèmes. Les traces de dignité qui restaient en nous sont effacées chaque fois que nous passons entre les rangs pour mendier.

C’est pour cette raison que nous nous sous-évaluons, choisissant de brader nos ressources et produits de première qualité à des prix et aux termes qui nous sont toujours défavorables, au lieu de développer les échanges commerciaux entre pays africains. Les prix de tous nos principaux produits de base sont fixés en dehors du continent africain, sur les marchés de Londres, de New York et de Genève, pour n’en citer que quelques-uns.

Dans le même temps, nous continuons de nous duper en nous procurant des biens et services qui ne répondent pas aux normes, au risque de nuire notre propre santé, au lieu de mettre à profit nos propres capacités. Rien de surprenant alors si l’Afrique devient la ‘poubelle’ pour les produits de basse qualité, la contrefaçon, voire même les ordures électroniques !

C’est pour cela que nous sous-estimons nos propres ressources, préférant contracter des dettes externes considérables, alors que l’Afrique est inondée de ressources financières qui peuvent être utilisées à bon escient et au service de notre développement. Tout ce que nous devons faire c’est de mettre fin aux flux illégaux d’argent en partance de l’Afrique vers d’autres contrées (Illicit Financial Flows: Africa a Net Creditor to the World), de mobiliser la finance privée et les fonds de capital-investissement qui existent sur le continent, tels que Mkoba en Tanzanie, et d’investir les ressources que l’on amasse dans les banques étrangères. Personnellement, je trouve inadmissible que 14 pays de l’Afrique francophone continuent à ce jour d’acheminer 65% de leurs réserves en devises vers le Trésor français (How France Financially Enslaves 14 African Countries).

C’est pour cette raison que nous nous efforçons de rendre nos pays attrayants aux investissements directs étrangers, vu que l’on accorde une plus grande importance aux investissements en provenance de l’extérieur de l’Afrique qu’à ceux issus au niveau des pays et du continent. Qui plus est, puisque notre classement à ‘l’indice de facilité de faire des affaires en Afrique’ constitue une priorité pour nous, nous nous engageons dans une concurrence perpétuelle afin de pouvoir offrir aux étrangers les meilleures opportunités et les meilleurs paquets d’investissements que l’on prive nos propres citoyens.

C’est pour cela que nous sommes montés à bord du train en marche sous l’égide  ‘Changement d’image de marque de l’Afrique’, si ce n’est que pour imiter l’initiative des étrangers visant à changer la perception négative de l’Afrique. Nous organisons des conférences dans les capitales étrangères – et non dans des villes africaines – pour vendre notre nouvelle image dans le but d’attirer de potentiels investisseurs étrangers vers le continent. Un cas d’exemple, c’est celui du ‘Rebranding Africa Forum’ lancé à Bruxelles l’année dernière avec une nouvelle édition prévue pour octobre 2015 (1st Rebranding Africa Forum: emergence of Africa in the spotlight).

Il semblerait que nous avons volontairement cédé le contrôle de nos vies et de nos destins, leur donnant entière liberté pour asseoir leur pouvoir sur nous, nos nations et nos ressources et privilégiant leurs intérêts au détriment de nos propres besoins et aspirations.

Sur le plan émotionnel, nous sommes tellement détachés de nous-mêmes que nous sommes devenus insensibles à nos propres maux.  Nous choisissons l’indifférence et le silence face à l’injustice, aux violations et aux actes horribles au lieu de condamnations ouvertes, de confrontations directes et d’actions concrètes.

Ceci est particulièrement flagrant lorsque la tragédie nous frappe de plein fouet.

C’est pour cette raison que nous n’arrivons pas à pour former un front commun pour protéger nos peuples contre les attaques et les tueries en masse menées sur notre propre sol et pour mettre fin aux atrocités qui sont en train de coûter la vie à des milliers d’innocents au Nigeria, au Kenya, au Sud Soudan et en Lybie, en ce moment-même.

C’est pour cela que nous préférons garder les yeux bandés pour éviter de confronter les vrais problèmes à l’origine des migrations massives des citoyens africains vers des contrées lointaines. Combien d’Africains doivent encore payer de leurs vies ou souffrir aux mains des trafiquants au cours de leurs périples pour traverser la mer Méditerranéenne et la mer Rouge pour rejoindre de nouveaux horizons en terre étrangère, avant que l’on se décide de trouver une solution durable à cette hémorragie humaine sans précédent   (Risking death in the Mediterranean: the least bad option for so many migrants) ?

Où sont nos dirigeants, notamment les dirigeants africains qui se sont pressés de se rendre à Paris en janvier dernier pour prendre part à la marche #jesuisCharlieHebdo, et faire montre de leur solidarité (Six African presidents attended Paris Charlie Hebdo unity rally. Why are so many outraged?) ? Sommes-nous devenus aussi insignifiants à nos yeux au point d’ignorer nos propres douleurs, préférant plutôt nous apitoyer sur le sort tragique ou la misère des autres ?

Une particularité de la mauvaise image que l’on a de soi est que nous ne voulons pas que ceux qui sont autour de nous et ceux qui nous ressemblent nous renvoient cette même image. Ces gens – qui sont nos gens à nous – sont tout aussi pauvres, abusés, désabusés, et frustrés que nous, et pourtant, nous ne ressentons aucune compassion à leur égard. Au contraire, nous préférons s’en prendre à eux, leur manquant de respect de la façon la plus monstrueuse possible.

A mon avis, ceci doit être la seule explication valable pour la série d’attaques xénophobes dirigées contre les immigrés africains en Afrique du Sud (Death in South Africa as Mobs Target Foreigners). Déjà, pourquoi le terme ‘xénophobie’ alors que l’on est entre citoyens africains? Ces actes abominables commis par des noirs sud-africains sur les africains d’autres nationalités montrent à quel point la haine de soi peut semer la discorde et devenir un agent destructeur, touchant notre Africanité en plein cœur et allant à l’encontre de l’esprit de l’union africaine.

A tout cela, je déclare haut et fort : La mort d’un(e) citoyen(ne) africain(e) est une mort de trop. Chaque vie africaine est importante. Nous sommes tous importants.

Comment est-ce qu’on a pu arriver à cette situation ?

Il est clair que l’histoire coloniale prend une grande part de responsabilité pour nous avoir inculqué la haine de soi et semé la querelle entre nous. Les médias modernes jouent aussi un rôle important du fait qu’ils cultivent l’image déformée de l’Afrique et de ses peuples qu’ils perpétuent d’une manière de plus en plus subtile.

Bien qu’il soit facile de prendre part au jeu d’accusation, surtout si cela consiste à pointer du doigt les autres, nous devons assumer notre part de responsabilité. Nous sommes tout autant, sinon davantage, coupables de cette situation honteuse. Nous faisons preuve de complaisance concernant l’image que les autres nous collent, trop ancrés dans nos habitudes pour changer le statut quo, devenant ainsi des complices de fait au complot des étrangers.

Est-ce peut-être parce que nous, les citoyens, peuples et nations de l’Afrique, n’avons jamais amorcé le processus pour ‘décoloniser nos esprits’, tels que recommandé par Ngũgĩ wa Thiong’o – à l’origine de ce terme – et Chinua Achebe (Vehicles for Story: Chinua Achebe and Ngũgĩ wa Thiong’o on Defining African Literature, Preserving Culture and Self), deux figures emblématiques de la littérature africaine ? Et même si c’était le cas, quand est-ce que nous nous déciderons enfin à faire la paix avec notre passé pour que l’on puisse s’atteler à la tâche de créer un nouveau présent et un nouvel avenir ?

Quelque soit notre perspective, il faut que l’on arrête de nous accorder des excuses et que l’on commence au contraire à assumer nos responsabilités. Nous devons prendre du recul et nous interroger sur la voie que nous voulons emprunter pour changer le statut quo.

Pourquoi est-il si important d’être l’auteur de notre propre image ?

L’image est un outil puissant qui peut nous servir ou nous nuire. La façon dont on se voit est révélatrice de la façon dont nous entretenons des liens avec nous-mêmes, nos peuples, et le reste du monde. Elle reflète la manière dont on se voit et dont on estime notre propre valeur, ainsi que notre perception du monde et la valeur que l’on attribue au monde autour de nous. Elle forge nos identités, nos mentalités, voire même notre raison d’être en tant que citoyens et peuples de l’Afrique. Il est donc essentiel que nous nous approprions de notre image.

Ne nous leurrons pas. L’image des étrangers ne pourra jamais être la nôtre, puisqu’elle n’a pas été conçue pour être notre véritable reflet ou pour servir nos desseins. Elle sera toujours leur image, relatant leur récit, et appuyant leurs intérêts. Malgré  nos bonnes intentions de rester fidèles à leur interprétation, tous nos efforts pour satisfaire leurs attentes se solderont toujours par un échec. Pourquoi alors s’efforcer à être ce que l’on n’est pas alors qu’il n’y a rien de plus naturel que de retrouver notre image dans le miroir, celle qui représente notre vrai soi?

La question est la suivante : Sommes-nous prêts à emprunter ce chemin, à redoubler d’efforts pour devenir l’agent de changement ? Sommes-nous décidés à regarder notre vrai reflet dans le miroir ?

L’image que nous souhaitons voir dans le miroir ne doit être ni une reproduction du portrait des étrangers ni une réaction à ce portrait. Nous devrons pouvoir apercevoir notre vrai reflet, avec toutes nos beautés et nos défauts, si seulement nous osons poser un regard honnête sur nous-mêmes, si seulement nous choisissons de reconnaître et d’accepter nos forces et nos faiblesses, si seulement nous devenons propriétaires et auteurs de notre image, de notre récit, et de nos règles de jeu.

Changer notre image est chose faisable. Cependant, ce changement devra être un processus interne et non externe. Une décision consciente et une forte volonté de notre part sont nécessaires pour y arriver.

Le processus de changement requiert une véritable introspection de notre part, et nous devons être ouverts au changement pour pouvoir enclencher le processus. Pour ce faire, nous devrons confronter et démonter l’image qui nous a été imposés, de briser le moule pour recommencer à zéro, d’interroger notre présent pour décider de notre avenir, quitte à nous perdre complètement afin de mieux nous retrouver.

La première étape consistera à réparer le tort envers nous-mêmes, nos peuples, nos nations et notre continent. Commençons par focaliser notre attention sur nous-mêmes, commençons par changer l’image de marque de l’Afrique pour les Africains ; accordons une plus grande importance au regard que l’on porte sur soi-même qu’à celui que le monde jette sur nous ; dessinons une meilleure image de nous-mêmes, une image qui montre qui nous sommes réellement.

Et surtout, nous devons nous assurer que nos actes parlent plus forts que nos mots, un peu comme la Chine qui a laissé sa réussite parler d’elle-même malgré les critiques et l’image négative qu’elle a subis pour avoir choisi de suivre sa propre voie. Nous devons être le changement que nous voulons voir. Nous devons découvrir notre image dans le miroir, et éduquer les autres autour de nous, nos sociétés, nos nations et notre continent à découvrir la leur.

Une fois que l’on ait trouvé notre vraie image, nous serons en mesure de corriger nos fausses impressions et réajuster nos opinions et nos attitudes envers nous-mêmes. C’est seulement à ce moment-là que nous pourrons retrouver la dignité que nous avons perdue et regagner le respect de soi et celui que l’on accorde à nos proches, puisqu’en fin de compte, l’image n’est autre que la dignité et le respect de soi.

Le changement d’image n’aura pas lieu du jour au lendemain. Ce sera un voyage, qui sera probablement long, mais un voyage qui vaut la peine d’être entrepris dans l’intérêt de l’Afrique et de ses citoyens.

Maintenant, voici un défi pour vous, Chers AfriZens : Osez vous faire remarquer, n’acceptez pas la conformité. Osez être, penser, et agir différemment. Osez regarder votre vrai reflet dans le miroir. Je parie que vous verrez une toute autre image de vous-mêmes et du monde autour de vous.

Etes-vous prêts à relever ce défi ?

Seuls les imbéciles ne changent pas’
Félix Houphouët-Boigny, Premier Président de la Côte d’Ivoire

 

(17 Mai 2015)

Qu’avez-vous à dire à ce sujet ? Impliquez-vous et prenez la parole!

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